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LES ZONES INTERDITES |
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1-
Introduction |
Dans le cadre de la
politique coloniale visant à isoler la Révolution du peuple, les
autorités françaises avaient adopté diverses moyens diaboliques,
allant de la mise en place de
camps de concentration, de prisons,
à l'incendie des villages et hameaux, outre l'édification
des lignes Challe et
Morice, les grandes campagnes militaires et l'appel aux
mouvements opposés à la Révolution, ainsi qu'à certains traîtres,
en plus de la politique de désinformation et de la terre brûlée.
En plus de tout cela, elles avaient entrepris la définition de
zones interdites après approbation de la décision de leur création
par le conseil des ministres français en date du 19.02.1958.
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2- Définition
des zones interdites |
Ce sont les zones
considérées comme stratégiques pour
l'Armée de Libération Nationale,
notamment dans ses rapports avec le peuple. De ce fait, les
autorités coloniales décidèrent de les considérer comme zones
interdites, c'est-à-dire des zones où il est interdit de
séjourner, d'habiter ou même de les traverser.
Au cours de sa réunion du 19 Février 1958, le Conseil des
ministres français approuva leur création. Ces zones s'étendaient
en largeur des frontières tunisiennes à Annaba, parallèlement à la
ligne de chemins de fer reliant Annaba et Tébessa jusqu'à Negrine
au Sud.
La carte des zones interdites s'étendait des Aurès aux frontières
marocaines en passant par les monts du Nord Constantinois, la
Kabylie, l'Ouarsenis et une grande partie du Sahara.
Profitant de l'interdiction de séjourner et même de transiter par
ces zones, l'ALN en profita pour les transformer en centres qui
lui étaient propres, y installant des refuges, des ateliers de
fabrication d'explosifs et des hôpitaux pour soigner les
moudjahidine blessés.
De zones interdites au peuple algérien, ces zones devinrent
interdites aux troupes françaises puisque l'ALN s'y était
concentrée.
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