LES MESURES REPRESSIVES ET COERCITIVES A TRAVERS LES LOIS ET LES DECRETS

1- Introduction

Depuis que la France a posé le pied sur le sol algérien, des mesures répressives furent appliquées sans discontinuer au peuple algérien, dévoilant ainsi le vrai visage du colonialisme fondé sur l'oppression et le génocide. Aussi bien le régime militaire haineux  qui s'était distingué, entre 1830 et 1870, par ses expéditions militaires contre les tribus et les villes algériennes que le régime civil laxiste qui avait ouvert à partir de 1870 la voie aux colons parmi les immigrants français et européens en Algérie, aucun des deux n'avait eu pour objectif de garantir les droits du peuple algérien. C'est plutôt l'inverse qui eut lieu à travers la promulgation à Alger et Paris de mesures, de lois et décrets en faveur du système colonial.

2-  Les lois scélérates les plus célèbres

Parmi les mesures les plus importantes et les plus graves, il y eut la loi sur l'expropriation  qui avait caractérisé l'époque du régime militaire en Algérie à partir de 1830.

Le mandat du Maréchal Bugeaud s'était également distingué par son iniquité à l'égard des Algériens notamment à travers les impôts et taxes auxquels il faut ajouter les mesures de délimitation.

Le décret sénatorial, Senatus Consulte, est intervenu pour accroître les difficultés des autochtones notamment après la promulgation de l'ordonnance relative à la justification de la propriété des biens.

Quant à la saisie administrative, elle fut implacable pour l'Algérien accroissant ses difficultés.

Les mesures arbitraires appliquées sous le régime militaire furent reconduites au cours de la période du régime civil lequel appliqua de son côté les lois d'exception en plus de l'institution  de la notion de responsabilité collective outre le  Code forestier qui imposait une taxe à tous les habitants des régions montagneuses sans exception.

Au cours de cette période durant laquelle les colons avaient pris en main les rouages de l'administration, la loi Warnier  associée au Code de l'indigénat,  avait accentué le poids de l'oppression subie par le peuple algérien dans son ensemble.

Pour leur part,  les larges prérogatives dévolues aux administrateurs furent à la base de la répression des populations indigènes.

Ces mesures répressives et coercitives furent couronnées par la liberté accordée aux tribunaux répressifs  pour promulguer des lois iniques n'ayant aucun fondement dans tous les jugements prononcés contre les accusés algériens.

 

Histoire Algérie Ajouter sur vos favoris Nous contacter Vesion Imprimable Page d'accueil
 
     
Données extraites du CDROM Histoire d'Algérie edité par le ministère des Moudjahidines