| |
|
|
|
|
|
LA
RADIO " LA VOIX DE L'ALGERIE " |
|
|
|
1-
Introduction |
Avec
le déclenchement
de la Révolution Algérienne, l'intérêt des autorités
coloniales pour la radio s'est davantage accru considérant qu'elle
constitue une arme efficace dans l'orientation de l'opinion publique
nationale et internationale , surtout depuis que la propagande
est devenue l'un des outils essentiels employés par les autorités
coloniales pour démolir le moral des Algériens et affaiblir leur
confiance en l'ALN en
semant le doute concernant ses victoires.
Pour toutes ces considérations, la Révolution a réfléchi à l'utilisation
d'un moyen qui lui permettrait d'entreprendre un travail d'information
et de propagande à même d'informer les Algériens sur les développements
de la Révolution à l'intérieur et à l'extérieur et de leur présenter
les questions nationales sous tous leurs aspects.
La détermination de la Révolution d'entrer dans la guerre des ondes
sonores s'est encore renforcée après que les documents du Congrès
de la Soummam aient confirmé l'importance des moyens
d'information et de propagande et leur rôle dans la lutte armée.
|
|
2-
La voix de l'Algérie dans les pays arabes |
Durant
les deux premières années, la Révolution Algérienne a eu recours,
pour faire parvenir sa voix au peuple algérien et au monde, aux
radios des pays arabes, et tout particulièrement les radios tunisienne
et égyptienne.
Et à cet égard, il convient de signaler le rôle efficace joué par
la radio " Sawt al arab " (la Voix des Arabes) au Caire,
laquelle consacrait trois émissions hebdomadaires à l'Algérie,
diffusées dans les deux langues arabe et française.
La radio tunisienne avait, quant à elle, programmé une émission
tunisienne intitulée " Ici la voix de l'Algérie soeur combattante " diffusée
trois fois par semaine. Mohamed
Aïssa Messaoudi figurait parmi les animateurs
les plus importants de cette émission qui diffusait les informations
militaires et les commentaires politiques.
Le réseau extérieur fut renforcé par la création de plusieurs stations
parmi lesquelles celles de Tripoli, Damas, le Caire, Baghdad, Pékin,
Benghazi, Marsa Matrouh, Accra, Conakry et Rabat.
|
|
3-
Naissance de la Radio Algérienne |
La
radio algérienne est née la première fois au Maroc au mois de
décembre 1956 après que la Révolution ait réussi à se doter d'appareils
de transmission développés de fabrication américaine., notamment
ceux qui servaient à relier les grandes unités sur des distances éloignées.
Après y avoir introduit certains aménagements, il devint possible
de les utiliser pour la radiodiffusion.
Cette radio débutait ses programmes par l'expression : " Ici
la radio de l'Algérie combattante " ou bien " la voix
du Front de Libération s'adresse à vous , du cœur de l'Algérie " .
Le programme était diffusé en arabe, en français et en kabyle.
Les programmes comportaient des communiqués militaires, des commentaires
politiques ainsi que les démentis à la propagande coloniale et
autres programmes à caractère propagandiste et mobilisateur.
|
|
4-
Réactions françaises |
Les autorités coloniales prirent conscience de l'importance de
la radio dans sa guerre contre le
Front et l'Armée de Libération Nationale. Elles
entreprirent donc la création de plusieurs stations de brouillage à Alger,
Guelma, Skikda, Sétif, Tizi Ouzou, Médéa, Sour el Ghozlane et Tlemcen.
Cependant, le changement constant du lieu d'émission a empêché les
autorités coloniales d'atteindre leurs objectifs et la radio a
pu ainsi faire parvenir la voix de la Révolution aux confins du
territoire algérien.
La voix de l'Algérie libre et combattante n'est pas un simple programme
radiophonique de détente pour le peuple, mais constitue l'une des
facettes du dur combat mené contre les mensonges du colonialisme
et le poison qu'il distillait au sein du peuple algérien. Il s'agit
d'une arme nouvelle qui a donné à la Révolution une force supplémentaire.
Cette voix parvenait aux Algériens où qu'ils fussent renforçant
ainsi leur détermination , leur foi en leur révolution et les incitant à poursuivre
leur marche sur le chemin ardu, celui de la victoire.
|
|
|
|
|