Parmi
les principales revendications présentées par la Fédération
dans son programme politique figure la question de la représentation
des indigènes au parlement, l'unification et la coordination
des efforts des élus algériens dans les assemblées parlementaires
afin de défendre leurs droits. Elle avait adopté la politique
d'assimilation et d'égalité dans les droits et devoirs entre
Algériens et Français, et revendiquait l'abrogation
des lois d'exception.
Les
revendications de la fédération des élus musulmans peuvent être
résumées comme suit:
- Représentation
des Algériens dans les différentes assemblées françaises
- Abrogation
des lois d'exception
- Augmentation
du nombre de délégués musulmans dans les assemblées élues.
A
travers cela, son objectif n'était pas tant d'œuvrer en direction
des masses populaires en vue de les préparer politiquement
mais visait plus à intégrer l'élite intellectuelle de culture
française dans la société française. Mais elle se trouva
rejetée par les deux parties: de la part du peuple algérien
parce qu'elle n'exprimait pas ses revendications et de la
part des colons opposés à l'idée d'égalité entre Algériens
et Français.
L'organe
de la fédération était le journal "al taqadoum" (le
progrès) dont Ferhat Abbas et Docteur Bendjelloul étaient
les principaux rédacteurs.
La
Fédération des Elus Musulmans Algériens a poursuivi ses activités
sur la même voie qu'elle s'était tracée depuis sa création
jusqu'à sa dissolution définitive en 1941