| |
|
|
|
|
|
LA
BATAILLE D'ALGER |
|
|
|
1-
Introduction |
Deux
années après le
déclenchement de la lutte de libération, les
autorités françaises avaient tenté de minimiser l'action militaire
de l'Armée
de Libération Nationale à travers la politique
du leurre(?). Pour cette raison , la direction de la Révolution
planifia de grandes opérations militaires dont les plus importantes
furent les attaques du 20 Août 1955. Après le Congrès de la Soumam,
la direction de la Révolution jugea nécessaire de transposer la
Révolution vers les villes où se trouve la presse mondiale ainsi
que les milieux coloniaux officiels. Ce fut donc la bataille d'Alger.
|
|
2-
Déroulement de la bataille |
On
désigne par Bataille d'Alger ces pérations fidaï audacieuses
vécues par la Capitale à partir de la fin de l'année 1956 jusqu'en
septembre 1957, intervenues en réponse aux orientations du Comité de
Coordination et d'Exécution après l'approbation des résolutions
du Congrès de la Soummam.
Le martyr Larbi
Ben M'hidi s'installa dans la capitale en compagnie
de Benyoucef
Benkhedda et Abane
Ramdane, réussit à encadrer les cellules de fidayin
et organisa des opérations militaires dans les rues et les quartiers
de la Capitale. Ces opérations consistaient à poser des bombes
dans les lieux de concentration de l'armée française , "les
bars, les postes de polices" telles que l'explosion du Casino
de la Corniche le 9 juin 1957, et la liquidation de certains traîtres
et colons despotes comme Frogier qui fut tué dans les rues de la
capitale fin 1958.
|
|
3-
Les plus éminents fidayine |
Les
fidayine qui créèrent l'évènement dans les rues d'Alger émergèrent
sur la scène des opérations , à l'instar de Yacef
Saadi, Hassiba
Ben Bouali, Ali
Lapointe, Le jeune Omar
Yacef , Mahmoud
Bouhamidi, Taleb
Abderrahmane et bien d'autres. Certains parmi
eux tombèrent au champ d'honneur au cœur même de la capitale.
Au cours de la bataille d'Alger, intervint la célèbre grève
des huit jours, du 28 janvier au 07 février 1957
laquelle précipita la présentation de la question algérienne devant
l'Organisation des Nations Unies.
La bataille d'Alger avait constitué un saut qualitatif dans le
processus de la lutte de libération, puisqu'elle avait transposé l'action
armée au cœur de la capitale au vu et au su de la presse internationale
et des missions diplomatiques. A partir de ce moment, on ne parla
plus seulement d'une poignée de rebelles dans les montagnes. Les
services français eux-mêmes avaient estimé le nombre de militants
actifs dans la capitale à 5000 hommes.
Les Généraux Bigeard et Massu prirent en charge la liquidation
de la bataille d'Alger en recourant à tous les moyens : les rafles,
la torture sauvage, le viol, le kidnapping…
|
|
|
|
|